8 Esclavage sexuel

 

   Dans l'épisode précédent, Valenti fut durement puni par Luciférine. Après une nuit éprouvante en cage, il se prépare à un nouvel interrogatoire musclé.
   - épisode très pimenté, âmes sensibles s'abstenir ^^

 

   Chapitre 5 – Péché de chair (Crimson)

  Valentin s’éveilla, l'esprit embrumé, le corps encore douloureux des sévices subis la veille. Contre toute attente, la démone avait dit vrai : ses blessures avaient cicatrisé, il était comme neuf – à l'extérieur. À l'intérieur, une douleur persistante continuait de lui broyer le corps tout entier. Combien de temps avait duré son sommeil ? Une heure ? Un mois ? Il lui était impossible de s'en rendre compte, ayant perdu toute notion du temps.
  Il se traîna lamentablement jusqu'à sa gamelle, affamé. À son grand désespoir, là aussi Luciférine ne l'avait pas trompé : des endives avariées et un bol d'eau croupie. Il en avala le contenu en grimaçant, et se mit à réfléchir à ce qui l'attendait.
   Cette folle risquait de revenir d'un moment à l'autre. Elle allait vouloir encore un péché, une histoire, et il fallait trouver une histoire convaincante s’il voulait qu'elle le laisse tranquille.
  Valentin fouilla dans ses souvenirs lointains de catéchisme. Voyons voir, que disaient-ils sur la luxure, déjà ? Ça parlait de zoophilie, d'inceste, de... Valentin s’arrêta net, un grand sourire aux lèvres.
  — De sodomie, ou de relation contre nature ! s'exclama-t-il à voix haute.
  Bingo, il tenait son ticket de sortie. Vers où, il ne savait pas encore, mais tout valait mieux qu'une autre séance de sévices entre les mains de cette odieuse démone psychopathe.
  Il passa un long moment à reformuler l'histoire dans sa tête, quand il entendit qu'on ouvrait la porte de sa cage. Luciférine était là, l'attendant dehors, un sourire aux lèvres, toujours aussi belle et désirable – un esprit malsain dans un corps sublime.
  Elle tenait une laisse à la main, il comprit qu'il devait baisser la tête et se laisser attacher. Il la suivit avec appréhension, n'osant dire un mot de peur d'attiser sa fureur. Ils se retrouvèrent dans la pièce où il avait été tourmenté la veille – c'était bien la veille ? Tout au long du trajet, ses blessures à peine cicatrisées le faisaient toujours souffrir, si bien qu'il marchait en boitant – un comble, lui qui se vantait de son vivant auprès de ses futures conquêtes de leur faire subir le même sort.
  — Alors, as-tu une autre confession à me faire ? lui demanda-t-elle.
  Il reprit sa place sur le prie-Dieu, prit une grande inspiration, et commença son récit.

  — Oui, Madame. J'ai commis d'autres péchés de luxure, dont un particulièrement grave d'après les textes. J'avais environ vingt ans, et internet commençait à être de plus en plus utilisé pour les rencontres coquines. Après m'en être servi pour honorer de nombreuses femmes, une annonce m'intrigua : "Couple au féminin cherche un jeune homme, timides s'abstenir". C'était parfait pour moi, un beau rappel de ma première fois, qui m'avait laissé un très bon souvenir. Je m'empressai d'envoyer un mail à l'adresse de contact, et espérai ardemment une réponse. Elle arriva le lendemain : "Coucou Valentin, ton profil nous plaît à toutes les deux, rendez-vous ce soir à 22h30, 27 rue des érables, 3e étage à gauche".
  Je me présentai à l'heure convenue, frappai à la porte. Elle s'ouvrit aussitôt, comme si quelqu'un m'attendait de pied ferme juste derrière. Une belle femme, brune, un peu ronde, les cheveux mi-longs, d'environ quarante-cinq ans.
  —Valentin ! Bienvenue chez nous, je suis super contente de te voir ! Moi c'est Claire, et Gaëlle est à côté en train de finir de se préparer. Entre, mets-toi à l'aise »
  J’enlevai mon manteau et mes chaussures, et suivit Claire dans le salon. Presque toutes les lumières étaient éteintes, ce qui donnait à la pièce une ambiance très tamisée.
  Claire lança la discussion :
  — Alors, c'est la première fois que tu fais ça ?
  — Oh, non, ça m'est déjà arrivé à plusieurs reprises, la rassurai-je.
  — D’accord, répondit-elle avec un grand sourire. Ce soir, je vais me contenter de vous regarder, mais une autre fois, qui sait, tu pourrais nous avoir toutes les deux.
  Nous parlâmes de tout et de rien, quand j'entendis des pas venant du couloir. Gaëlle entra dans le salon, et je me levai pour lui faire la bise. "Enchantée", me dit-elle, d'une voix rauque. Ah, une fumeuse, me dis-je alors.
  De ses mains puissantes, elle me repoussa dans le canapé, et entreprit de m'embrasser vigoureusement. Je lui rendis la pareille, et tandis que sa langue caressait la mienne, ses mains parcouraient mon corps, et commençaient à en retirer les vêtements.
  Je me retrouvai très vite nu comme un ver. Gaëlle, accroupie entre mes cuisses, me prodiguait la meilleure fellation de ma vie. Tandis que je gémissais, mon regard croisa celui de Claire, qui n'en ratait pas une miette sur le fauteuil en face, la main s'activant dans sa culotte.
  Ma partenaire dut sentir que j'étais au bord de l'orgasme, car elle arrêta son divin traitement, se rassit à mes côtés, et me glissa à l'oreille "À ton tour, maintenant". Avec joie, les cunnis sont ma spécialité !
  Je continuai à l'embrasser, tout en caressant son corps à travers ses vêtements. Mes mains descendirent le long de son ventre, passèrent sur l'extérieur de ses cuisses, puis glissèrent vers son entrejambe, pour y découvrir... J'eus un choc. Au lieu de la vulve attendue, que j'imaginais déjà ruisselante de désir, je trouvai un pénis gonflé, prêt à faire exploser la fine culotte qui le retenait. D'une main, Gaëlle écarta le vêtement, de l'autre elle me pressa la tête vers son entrejambe. Ma bouche s'ouvrit instinctivement, et accueillit le sexe tendu. Au début timide, je fus pris d'une envie irrésistible de satisfaire de mon mieux ce pénis imprévu. Ma langue fit des tours autour de son gland, puis je tentai de le prendre le plus profond possible, jusqu'à avoir des haut-le-cœur.
  Après de longues minutes, ma partenaire fut prise de spasmes, et jouit abondamment dans ma bouche.
  J'entendis Claire s'approcher de moi, elle me fit me relever, et me força à poser ma bouche contre celle de Gaëlle. Nos langues mélangèrent son sperme en un baiser passionné, et nous avalâmes avec délectation. Puis, Claire me fit m'allonger dans le canapé, et, prenant mon sexe en main, elle guida Gaëlle pour qu'elle s'empale dessus. Étant déjà passablement excité, je la sodomisai ardemment et ne tardai pas à exploser de plaisir en elle.
  Je restai un moment haletant sur le canapé, avant que Claire et Gaëlle me rejoignent, pour partager un baiser à trois.
  — Merci beaucoup pour le spectacle, j'ai adoré ! me glissa Claire dans le creux de l'oreille.
  — C'est vrai ?
  Elle se contenta de glisser ses doigts enduits de cyprine dans ma bouche en guise de réponse.
  — Repasse quand tu veux, me lança-t-elle, alors que je me rhabillais.

  Voilà, ça devait être le genre de confession que Luciférine attendait, se dit Valentin. Une pénétration dans un orifice non destiné à la reproduction, en plus d'une relation avec une personne dotée d’un pénis : un péché sûrement suffisant pour me laisser en paix.

 

    - Photo de Mac Harley : Valentin dans sa cage
    (Photo prise dans les Caves St Sabin, lors de la première soirée The Sinners Fetish Party)

    Prochaine Sinners Fetish Party pour vivre de nouvelles aventures, réelles cette fois : samedi 3 décembre, tous les détails sur l'événement Facebook