Cainael model    De très belles photos de Thierry Monceau m'ont donné envie d'écrire sur la gourmandise, l'un des "défauts" que je préfère ! - Je n'ai pas appellé mon blog "Les Goûters pour rien ;-)


    La gourmandise a souvent mauvaise réputation, elle a même l’honneur de figurer parmi les péchés capitaux !
    
Il faut dire qu’en général, elle ne rime pas avec modération et frôle souvent l’addiction : on ne peut plus se passer de café, on augmente les doses de chocolat, le fin œnologue se met à déguster des vins tous les soirs…
    Moi j'ai beaucoup de tendresse pour les gourmands et les gourmandes, je trouve qu’ils profitent de la vie, festoyent, ils sont plus fun que les austères adeptes des « 5 fruits et légumes par jour » et autres « 6000 pas par jour », meilleurs amants aussi peut-être, à vérifier ^^...

 Cainael model 2   Il y a toutes sortes de gourmandises et d’appétits, même si l'on pense spontanément à celles des papilles.
    L’idéal c'est d’en avoir plusieurs à son actif, on évite ainsi de devenir accro et de transformer un rêve en cauchemar : en s’éparpillant, on limite les risques d’addiction.
    Par exemple, en ce qui me concerne, je suis gourmande dans plein de domaines : les tartes au citron, le chocolat noir et plein d'autres friandises, les fêtes, l’écriture, le bdsm, les séries, les livres, les réseaux sociaux, la sensualité, le café, entre autres… mais les journées n’ayant que 24h, je suis condamnée à profiter de mes addictions avec une certaine retenue, si je veux pouvoir goûter à tout.
    Et voilà, le tour est joué, pas la peine de se priver de quoi que ce soit, le temps s’en charge pour nous !

    Ne pas confondre gourmandise et voracité ;-)
    Le gourmand déguste, le vorace s’emballe, pris de fringale, prenant à peine conscience de son plaisir, préoccupé de la bouchée suivante, d'engloutir un maximum...  Il oublie que l’attente précédant la dégustation fait elle aussi partie du plaisir de la gourmandise : se préparer pour une fête, humer l’odeur de son café avant d’y tremper ses lèvres, retarder le moment où l’on va poser sa main sur une peau douce… (on pense à la fameuse citation de Georges Clémenceau "Le meilleur moment de l'amour, c'est quand on monte l'escalier" , je ne suis pas tout à fait d'accord quand même, mais c'est un autre débat !).
    Sentir le désir, la faim, la soif, s’emparer de nous et nous embraser ! Apprécier ces sensations, sans stress, puisque l’on sait qu'elles seront comblées dans un instant.
    Ensuite, il faut tenter de se retenir un peu, même si c'est plus facile à dire qu'à faire : ne pas dévorer ce livre à toute vitesse, ni avaler notre café d’une traite, enfourner les macarons entiers dans sa bouche, ou se jeter frénétiquement sur son amant pour le croquer tout cru… (quoique, ça peut être bon aussi, c’est un autre plaisir ^^).
    Goûter au contraire ce moment qui précède le plaisir de s'adonner à son péché mignon, et le savourer pleinement quand il se présente : la première gorgée de café, nos lèvres qui se rejoignent au ralenti, le chocolat qui fond sur la langue, la première piste de ski du matin… autant de plaisirs gourmands magnifiés par l’attente et la jouissance de l’assouvissement.  

    - Je crois que je vais me lancer dans une nouvelle voie : consultante "slow life" 😉  

   Photos : Thierry Monceau
   Modèle : Marionnette Cainael