Zinella

    Samedi dernier, je suis allée à la soirée Soumissions exquises , dite « la Zinella » pour les intimes. Je crois que c'est l'une des seules soirées dont je n'ai pas encore parlé par ici, et pourtant, c'est l'une des plus courues !

    Il s’agit d’une soirée à part dans le paysage parisien des soirées fetish-bdsm, on s’y amuse énormément, tout de suite, en étant plongé jusqu’au cou dans une ambiance décomplexée et festive. Même l’organisateur s’amuse comme un fou, et c’est très vite contagieux, comme un fou-rire qui nous gagne tous !

    Je suis arrivée assez tôt, je profite des desserts du buffet, réputé à juste titre, tout en bavardant avec d’autres gourmands. J’aime sentir l’ambiance monter peu à peu, vivre les « débuts », ce moment où la soirée démarre pour de bon, une sorte d’embrasement qui électrise tous les participants... Les lieux se remplissent, la foule des fêtards se presse, la musique monte d’un cran, c’est parti !

    Tout commence sur la piste de danse. Le DJ n’hésite pas à piocher dans le meilleur, et parfois le pire, des années 80’s. De vieux tubes s’enchaînent, on chante à tue-tête, on danse avec entrain... il y a même des slows ! Une phase latino a ensuite tenté de s’installer, avant d’être heureusement interrompue en plein élan, grâce à une intervention divine, m’a-t-on révélé plus tard… - Beaucoup d’amateurs des soirées fetish sont aussi des « metalleux », fans de rock metal, indus, de musique electro… Si Cure, Depeche Mode n’ont pas pris une ride ou presque, Despacito en fait grimacer plus d’un ! Ce qui me fait bien rire, avant que moi aussi j’appelle une autre musique de tous mes vœux. - 
    Ambiance soirée étudiante décadente : œillades, enlacements, pole-danseuses ondulant sur l’estrade… Chacun fait ce qu’il lui plaît, il n’y a pas de « shows » prévus à l’avance, ceux qui le veulent grimpent sur la scène, se saisissent de la barre, tandis que la fête se poursuit tout autour. L’une des danseuses virevolte autour de la barre avec une telle virtuosité que tout le monde s’arrête un instant de danser pour l’admirer et l’applaudir. De mon côté, je me suis abstenue ;-), j'ai dansé un rock endiablé avec un pro, distribuant coups de coude et coups de pieds à la ronde, toutes mes excuses ^^, avant de m’écrouler sur une banquette, au bord de l’évanouissement (reprendre le sport !) pour siroter un verre et profiter d’un long massage de pieds de mon soumis patient. Je caresse rêveusement le fouet que l'on m'a confié afin que je le remette à un ami, un nouvel accessoire rouge et noir qui se marie bien à ma tenue. C'est amusant de parader et me promener en le tenant en main... Quant à m'en servir, entre la foule et mon inexpérience, ce n'est pas la peine d'y songer ! Il faut beaucoup s'entraîner sur des coussins avant de se lancer sur des fessiers...

    De nombreux amis ont répondu présent, je ne sais plus où donner de la tête, je papillonne, je butine ici ou là, je me laisse porter par le courant dans tous les recoins :

- Ici le « donjon », avec son banc à fessée, sa croix de St André, ça claque déjà fort !

- A côté, un cinéma, où le spectacle est encore plus troublant dans la salle. La réalité dépasse même la fiction qui se déroule sur l’écran ! Je n’entrerai pas dans les détails, je vais encore subir les foudres de la censure !

- Quantités de lits et de banquettes plongés dans la pénombre accueillent les câlins les plus tendres jusqu’aux ébats les plus intenses. Au fond, un espace shibari où je regarde une jolie encordeuse suspendre une amie. Très jolie séance entre filles, un moment de grâce et de poésie, je regrette d’avoir manqué le début...

- Au beau milieu, l’immense bar, « point central » où tout le monde se retrouve, bavarde, trinque… Parfois, le bar peut être pris d’assaut lui aussi pour d’autres activités, j’y ai déjà surpris des scènes très chaudes, mais pas cette fois ci.

    La Zinella, c’est une soirée qui « bascule » vite, partout, avec une tonalité plus « libertine » que les autres, en raison du lieu sûrement - on est dans un club libertin bien équipé, Le Quai 17 -, et peut-être aussi parce qu’il n’y a pas de photographes... On adore avoir de belles photos en souvenir, et les photographes sont toujours très respectueux, demandent notre accord, mais je pense que l’on s’efforce de « bien se tenir » quand ils sont là, de rester à peu près « photogénique », on ne se laisse pas trop aller, même si c’est inconscient…
   Là, tout le monde s’éclate en toute insouciance, se lâche pour de bon, il n'y aura pas de "dossiers", ce qui se passe à la Zinella reste à la Zinella ! Si l’on excepte quelques récits de blogueuses indiscrètes, et la chronique de notre organisateur bien-aimé attendue chaque fois avec impatience par tous les participants et tous ceux qui auraient aimé en être… avec un peu d’appréhension aussi, que va-t-il révéler ? A-t-il vu ceci ou cela ? On respire et on sourit en découvrant son récit, car il a sens des inné des sous-entendus. Il excite la curiosité sans entrer dans les détails, manie les ellipses, les private-jokes les sous-entendus avec l’art d’un jongleur, exercice difficile et toujours réussi avec brio, et avec un mot doux pour chacun.

    
 

    Pour en savoir plus

    Le site de la Zinella

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