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    Après mon récit fantaisiste de la Nuit Dèmonia, voici l’after, complètement inventé cette fois ! Dommage ;-) ; et l'épilogue des aventures d'Alice au pays du bdsm, après quelques épisodes :
   1. Flannerie démoniaque
   2. Première séance
   3. Suite et fin de séance
   4. Une nuit féérique

   Je remercie William Theron pour son expertise sur le maniement du fouet. Entre autres, j'ai appris grâce à lui que le fouet passait vraiment le mur du son pour de bon ! Enfin, le craker plutôt : ces brins de coton qui terminent le fouet. J'avais utilisé cette expression dans mon texte comme ça, sans imaginer une seconde que c'était la réalité ! Ce claquement dans l'air annonce un coup porté avec force, la douleur ressentie sera intense, j'ai donc corrigé mon texte en conséquence...
   Pratiquer le fouet ne s'improvise pas, un long apprentissage est nécessaire avant de savoir doser son effet sur la peau, d'un simple effleurement jusqu'aux coups les plus cinglants. On peut simplement caresser la peau, la faire rougir, ou la marquer, la couper...
   Regarder une séance de fouet m'impressionne toujours : le claquement du fouet, les gestes précis du dominant ou de la dominatrice, sa concentration, les réactions de la soumise ou du soumis, ses gémissements, ses fesses qui rougissent, les marques zébrant sa peau... j'ai tenté de recréer une telle séance dans mon histoire, en m'inspirant de ce que j'ai observé lors de la Nuit Dèmonia.

***

    La soirée s'achève dans une vingtaine de minutes, la musique se fait plus lente, plus douce, pour aider les gens à reprendre leurs esprits, atterrir après ces heures survoltées. La tension retombe. Il serait sage de se diriger vers les vestiaires pour éviter la cohue finale, mais Alice ne se décide pas, quelque chose la cloue sur le canapé, la soirée ne peut pas se terminer déjà... Tant qu’il y a de la musique, des danseurs, des joueurs, elle veut y croire encore.
    C’est l’heure où les choses commencent à déraper sérieusement, les jeux bdsm se teintent de libertinage. Une dominatrice non loin d’elle a ouvert ses jambes, son soumis délaisse ses pieds pour lécher son intimité. D’autres renoncent aux fouets, aux martinets, et torturent des soumis directement de leurs poings, plantés profondément entre leurs fesses. Un maître tire les cheveux de sa soumise, tandis qu’elle le suce avec application. La soirée devient plus sexuelle, c’est bientôt la fin, c’est maintenant ou jamais. Elrik lève des yeux implorants vers Alice.
    — Que souhaites-tu de moi ?
    Elle a envie de rire, il est trop mignon ! Elle pourrait imiter sa voisine, elles se feraient lécher de conserve, côte à côte, jouiraient ensemble, entraînées par leurs gémissements en écho. Ce serait terriblement excitant ! Un reste de pudeur la retient, elle s’en félicite car elle aperçoit Alex, il vient à sa rencontre, tout sourires.
    — La soirée démarre enfin pour moi ! Tu t’es bien amusée ?
    Les yeux brillants d’Alice et ses joues rouges répondent pour elle. Il a l’impression d’avoir interrompu quelque chose et s’en amuse. La petite journaliste à lunettes a bien changé !
    —  Tu as testé nos installations ? Vous avez fait quoi ?
    —  Heu, on a regardé surtout…
    Alex lève les yeux au ciel et secoue la tête.
    — Viens, je t’emmène ! La plupart des gens sont partis, on va pouvoir tester un ou deux trucs !
    — La soirée ne se termine pas bientôt ?
    — On a mis 6h sur le flyer, question d’assurance, mais en réalité on a le Faust toute la journée ! On a du travail en démontage et rangement... En attendant, on peut en profiter un peu... c’est qu’on a bossé toute la nuit nous, pendant que vous vous éclatiez ! Bienvenue à l’after de la Dèmonia ! Juste nous et nos habitués préférés ! Tu es partante ?

    Alice se sent flattée d’être comptée parmi les privilégiés, elle ne trouve rien à répondre, à part un merci murmuré du bout des lèvres. Elle se lève, le cœur battant, traînant son soumis derrière elle, hors de question qu’il en profite pour s’esquiver.
    Alex lui jette un coup d’œil, curieux.
    — Tu es contente de ton soumis, il s’est montré à la hauteur ?
    — Oui, il est parfait ! Bon, je n’ai pas vraiment eu le temps de lui faire grand-chose…
    — Comment ça, vous n’avez pas eu le temps ! Vous étiez là dès l’ouverture et il est presque 6h du matin... Qu’est-ce que vous avez fait tout ce temps ? Pas que des bisous j’espère !
    Alex lui fait un clin d’œil, il a envie de la taquiner. Alice rougit, il doit deviner le plaisir qu’elle prend à participer à cette soirée, bien au-delà de son devoir professionnel de se documenter « in vivo ». Ses yeux pétillent de malice, il l'a peut-être même aperçue derrière la porte.
    — Je t’ai offert ces places pour t’aider à rédiger ton article, pour que tu parles de la soirée Dèmonia… hors de question que je lise un texte guimauve, parlant de bisous et de caresses ! Je vais te donner un peu de matière, tu vas voir !
    À sa ceinture, pendent divers accessoires, Alice entrevoit un fouet, lové comme un serpent contre sa jambe. Elle frissonne d’appréhension et d’excitation mêlées.
    Alex surprend son regard.
    — Finalement, on peut tester le fouet si tu veux, la salle de jeux s’est vidée, on aura assez de place.
    Alice hésite. Direct, comme ça, elle ne le sent pas trop... Elle a envie de connaître l’effet du fouet pourtant, c’est peut-être l’occasion ou jamais.
    — J’aimerais bien que l'on fasse comme l’autre fois, tu vois ?
    Alex la considère fixement sans rien dire, ravi de la mettre sur le grill et de la torturer. Il lui en faut si peu !
    — C'est à dire ?
    — Heu, j'aimerais avoir du plaisir avant… ça m’aiderait je pense, pour perdre la tête, tout ça…
    Alex sourit.
    — Je n’ai pas pris le Womaniser… il faudrait quand même que tu apprennes à jouir de la douleur sans le coup de pouce de l’orgasme juste avant… mais je suis d’accord, c’est encore un peu tôt. Dis-moi, ton soumis là, il sert à rien, il pourrait remplacer le sextoy, non ? Tu l’as essayé déjà ?
    Alice rougit et ne répond pas. Elrik se tenait agenouillé près d'elle pendant leur échange, il a tout entendu, il se relève comme un diable de sa boîte. Tout frémissant, il saisit sa chance, inverse les rôles. Il invite Alice à s'asseoir sur une sorte de chaise d’église forçant à écarter les jambes et s’installe entre elles. Il a attendu ce moment toute la soirée, il se réjouit de goûter enfin sa nouvelle maîtresse. Alex mène la danse.
    — Alice, ferme les yeux et laisse-toi faire. Ne retiens pas ton plaisir, il n’y a plus que nous, jouis, le plus vite possible, il m’a l’air assez doué d’après ce que je peux voir. Attrape-le par les cheveux, positionne le comme tu le souhaites, n’hésite pas, il est là pour toi, oublie tout le reste, ne pense pas à lui, je t’assure qu’il a l’air assez content de son sort.  

    Alice obéit, elle n’est plus aux commandes, elle se remet entre les mains d’Alex et c’est infiniment bon. Elle regrette juste de devoir fermer les yeux et de ne plus contempler son torse tatoué, mais c'est vrai qu'il lui est plus facile de se centrer sur ses sensations ainsi. Elle se retrouve bientôt dans une bulle de plaisir, la jouissance monte déjà. Il est trop doué son petit soumis, on sent qu’il aime ça, il la lèche avec application, doucement, il se montre à l’écoute de ses réactions, et trouve le rythme, la pression, qui la font décoller. Son orgasme explose, elle manque de l’étouffer tant elle serre son cou entre ses jambes. Il ne lâche pas et accompagne sa jouissance de ses petits coups de langue patients, se régalant de sa saveur. Il s’attarde même un peu trop, Alex l’écarte et reprend la main. Il profite de la fin de l’orgasme d’Alice pour déposer un baiser sur ses lèvres, cueillir ses derniers gémissements directement de sa bouche. Un baiser pour réveiller la princesse. Alice ouvre les yeux et lui sourit, il lui tend la main, l’invite à se lever pour l’emmener dans son royaume.
    —Tu veux bien me suivre au pilori ?
    Il l’installe et donne ses instructions à Elrik.
    —Tiens-toi devant elle et occupe-toi d’elle, petites caresses de chiot, léchouilles de chaton, tu sais faire je crois, moi, je vais m’occuper de ses fesses !
    Elrik se colle à sa maîtresse, vaguement inquiet. Il caresse ses cheveux, lui murmure des déclarations à l’oreille, combien elle est belle, combien il est fier d’être son soumis… Alice ferme les yeux à nouveau, goûte ses mots qui l’entourent d’un cocon de tendresse. Elle ne réalise pas qu’un petit attroupement s’est formé autour d’eux, les derniers participants se sont regroupés dans la salle pour les regarder. Certains se remettent à jouer, inspirés ; la croix de Saint-André, la sling, sont de nouveau occupées. Alice préfère garder les yeux clos, elle devine d’autres couples non loin, une femme gémit déjà, des mains claquent sur des fesses, mais elle n’a pas conscience de l’assistance silencieuse qui s’apprête à contempler son martyre. La présence du petit soumis en laisse intrigue, ajoute un peu de sel : cette femme est-elle dominatrice, soumise ?

  IMG_9961  Alex maîtrise parfaitement la technique du fouet, il sait le faire voler et siffler dans l’air, alors qu’il ne fera qu’effleurer la chair, en une caresse à peine perceptible. Il veut qu’Alice expérimente d’abord l’appréhension, qu’elle perçoive le souffle d’air provoqué par le mouvement du fouet précédant d’un instant sa morsure. Il prend son élan. Alice crie avant même qu’il ne la touche. Elle s’en veut aussitôt, elle doit se montrer plus courageuse, surtout que le fouet l’a tout juste frôlée. Que va penser Alex ? Qu'elle n’est qu’une trouillarde !
   Alex a envie de sourire, c’est normal la première fois de crier avant même de sentir le fouet. Il recule, prend à nouveau son élan, le fouet va se poser sur sa peau pour de bon cette fois, l’espace d’un instant, en douceur. Alice s’est préparée, aucun son ne sort de sa bouche. Elle est prête à aller plus loin.
    Elrik caresse du bout des doigts le cou d’Alice, son visage, ses cheveux. Il se fait du souci. Elle respire plus vite, sa peau est chaude, moite, elle semble partie, elle ne fait plus du tout attention à lui. Il choisit de faire confiance à Alex, il a l’air de savoir ce qu’il fait, et Alice a l'air de beaucoup l'apprécier. Elle est si jolie, abandonnée à ses sensations, offerte comme il aimerait s’offrir à elle. Ses gémissements ressemblent presque à ceux qu’elle a poussés tout à l’heure quand il lui a fait plaisir. Comme il était heureux, il aurait pu la lécher des heures encore, la faire jouir deux fois, trois fois, il aime tellement donner du plaisir aux femmes ! Là, elle ne jouit pas, mais elle a l’air de ressentir plein de plaisir, elle plisse les yeux, entrouvre la bouche, ses joues se colorent, son front se couvre de gouttelettes de transpiration. Il tente de la rafraîchir, souffle doucement sur son visage. Il se souvient des recommandations d’Alex, il lèche son cou salé avant de baiser ses lèvres et chercher sa langue avec la sienne. Personne ne fait attention à lui, il en profite un peu. S’il s’écoutait, il se mettrait à genoux entre ses jambes, caresserait son sexe, le lécherait à nouveau, mais il craint de la distraire, de contrarier Alex, de se prendre un coup de fouet sur le nez peut-être.

   Alex continue à la fouetter, le cinquième coup déjà. Ses coups de fouet vont crescendo, deviennent cinglants. La séance est impressionnante pour les spectateurs. Alice semble évanouie, elle ne réagit plus, seuls des gémissements lui échappent. Personne ne se doute qu’en réalité sa peau est à peine chauffée par l’extrémité du fouet. Alex renforce son geste sur les deux coups suivants, il va lui faire éprouver un début de sensations, elle va apprendre cette douleur si particulière dont certaines raffolent.
   Les gémissements d’Alice se muent en cris, elle se tord en tous sens. Elle est surprise, elle n’était pas préparée à cette douleur brûlante qui irradie tout son corps, l’enflamme, au point qu’elle ne sent plus du tout les caresses de son soumis. Elle n’est pas masochiste, elle n’aime pas la douleur pour elle-même, il faut que la douleur ait un sens. Elle l’accueille à titre d’expérience, et pour Alex aussi... Il lui consacre du temps, elle commence à tenir à lui… Il est tellement pris, sollicité de toutes parts, et il l’a choisie ! La journaliste en elle tente d'analyser ses émotions. Syndrome de Stockholm, les cœurs sensibles s’éprennent des personnes qui les considèrent et s’occupent d’eux, en bien comme en mal, et Alex mêle merveilleusement les deux. Alice ne sait pas si elle aime le fouet ou le déteste, elle sait juste qu’elle vit et éprouve intensément. Elle n’a jamais rien vécu d’aussi fort, elle voudrait que cela ne s’arrête jamais, même si son corps se rebelle contre la morsure du fouet qui se fait de plus en plus ardente.
   
Un nouveau coup de fouet claque dans l’air, fort, le mur du son est franchi. Alice pousse un cri strident, la douleur est à la limite du supportable. Son cri glace l'assistance, un silence d'outre-tombe s'installe, chacun retient son souffle. Alice ne tient plus sur ses jambes, elle manque de s’effondrer, seulement retenue par le pilori et les bras d’Elrik. Il jette un coup d’œil inquiet à Alex avant d’être immédiatement rassuré. Alex est en train d’enrouler son fouet, il l’accroche à sa ceinture, le fouet est de nouveau inoffensif. Elrik a eu l’occasion de tester le fouet avec des dominas particulièrement sévères, il est soulagé de ne pas le subir cette fois. Il est ravi de sa nouvelle dominatrice, il va se mettre à son service, se lier à elle pour de bon si elle le veut bien, une maîtresse à la fois douce et pleine d’exigences variées, avide de caresses et de baisers, une dominatrice romantique qui a aussi envie d’être courtisée… Il va la couvrir de fleurs, de messages, d'attentions, jusqu’à ce qu’elle le prenne dans sa vie pour de bon. Et pour l'instant, il va la réconforter de son mieux.

     C’est le temps des câlins, l’aftercare, si important pour aider la soumise à reprendre pied avec la réalité. Elrik s’est laissé tomber sur le sol, il caresse ses jambes, tandis qu’Alex l’enlace et lui murmure sa satisfaction à l’oreille.
    — C’est très bien pour une première fois, tu peux être fière de toi, bravo, tu as bien assuré… Est-ce que tu as aimé ?
    Alice ouvre les yeux et découvre la trentaine de personnes massées autour d’eux, les yeux fixés sur elle. Il y a même un photographe ! Elle ressent une bouffée de fierté d’avoir tenu bon, elle a besoin de s'asseoir à présent, elle s’appuie sur le bras d’Alex. Il la guide vers le canapé le plus proche et l’embrasse sur la joue.
    — Le devoir m’appelle, je dois y aller, Elrik va prendre soin de toi, à très vite !
    Alice tente de le retenir auprès d’elle. Ce n’est pas possible, il ne peut pas la laisser déjà, elle a encore besoin de lui !
    Il est parti. Elle se sent seule tout à coup, elle a froid, elle frissonne. Elrik se jette à ses pieds, la couvre de caresses et de baisers, souffle sur ses doigts pour la réchauffer.
    La musique s’est tue, les lumières se sont rallumées, les derniers fêtards se dirigent vers les vestiaires. Il faut se résoudre à leur emboîter le pas.

    Alice ne veut pas lâcher son soumis, impossible de se retrouver seule après une telle nuit. Elle le tient par la main au lieu de le tenir en laisse, lui broyant les doigts. Elrik se sent tout aussi prisonnier, il aime qu'elle lui serre fort la main, tout comme il aimait le collier enserrant son cou. Il la suit volontiers, il n’a pas envie d’être libéré. Il ne pose pas de questions, il se contente de l’entourer d'attentions, un sourire content aux lèvres. Il se sent à sa place. Ils marchent longtemps tandis que Paris s'éveille. Des marchés s'installent, les rues s'animent, les oiseaux chantent. Alice a envie de rire, leurs pépiements printanniers offrent un tel constraste avec la soirée. 
     Ils sont arrivés, Alice saisit les deux mains d'Elrik et plonge ses yeux dans les siens.
    — Je peux te demander quelque chose ?
    — Oui, bien sûr, tu peux me demander tout ce que tu veux ! Même sans mon collier et ma laisse, j’ai envie de rester ton soumis…
    Une vague de joie envahit le cœur d’Alice, mais elle préfère de ne pas relever, ils sont toujours sous le coup du sortilège de cette soirée.
    — Merci de m'avoir raccompagnée. Tu veux bien rester avec moi cette nuit ? Heu, aujourd’hui…
    — Oui, aussi longtemps que tu le souhaites ! Tu pourras me demander exactement ce que tu veux, tout ce que tu veux ! Ma langue, mes doigts ?
    Alice se demande s’il est bon amant... après tout, elle n’a qu’à l’essayer ! La folie de la soirée a détruit toutes ses barrières, elle laisse ses pensées et ses fantasmes divaguer en liberté, elle se souvient de la douceur de ses caresses, de sa langue. Est-ce que les soumis font l'amour à leurs maîtresses aussi ? La fatigue a raison de sa curiosité, elle a tout juste la force de se déshabiller avant de s’écrouler sur son lit. On verra plus tard.
    — Là, je veux seulement dormir au creux de ton épaule et que tu me serres dans tes bras !
    Alice aime bien leur relation bdsm, mais c’est agréable aussi de revenir aux basiques "vanille". Demain, elle le gardera avec elle toute la journée. Et après-demain aussi peut-être, ses vacances commencent. Pour elle en tout cas, lui, il se débrouillera pour répondre présent. Après tout, c’est son soumis, il fera tout ce qu’elle voudra, il exaucera tous ses vœux. Le conte de fées ne fait que commencer !
    Elrik sourit, la tendresse, c’est aussi dans ses cordes. La soirée a été riche en émotions, il comprend son besoin de câlins, d'ailleurs, il en a envie lui aussi. Il se redresse, il semble plus grand tout à coup, il l’accueille dans ses bras et la serre fort, très fort. Demain, il sera prêt à répondre à toutes ses demandes, dans tous les domaines. Prince charmant, soumis docile, amant patient, il est d’accord pour tout, c’est si bon d’appartenir à quelqu’un.

 

    The end (pour l'instant...)

 

    Merci Stefy Iemmi d'illustrer mon récit avec votre belle photo, et Olive the duck, d'avoir su me persuader de jouer le jeu devant une croix de St André - penser à ne pas sourire la prochaine fois !

    Et un grand merci à la Boutique Dèmonia de me permettre d'utiliser votre marque et de fantasmer à gogo ;-)