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    Outrage est un roman paru aux Editions Hugo Roman l’été dernier. Il raconte l’histoire de Rose, son amour fou pour Alex. Il ne s’agit pas d’une romance, mais d’une histoire d’amour passionnelle, destructrice. Alex se révèle un amant séducteur, brillant, manipulateur ; un anti héros déroutant, égoïste, qui veut posséder Rose, la tenir sous son emprise.

    A travers le récit de Rose, ses ressentis, le livre pose la question éternelle : jusqu’où aller par amour, faut-il tout accepter ? Et si l'on veut se protéger, résister, y parvient-on ? Rose se livre complètement, accueille les souffrances que lui impose Alexe dans son corps et son cœur, au point de se mettre en danger.

   Rose sombre peu à peu dans la folie. Pour se libérer d’Alex, elle se perd dans des étreintes intenses, vit des expériences de plus en plus extrêmes, espérant tourner la page, oublier cet amour empoisonné qui l’anéantit peu à peu. Nous souffrons avec elle, nous la suivons dans sa descente aux enfers, l’accompagnons dans sa folie. Elle en a conscience, elle est lucide, mais ne parvient pas à résister à ses démons : sa nymphomanie, son goût pour le sexe, que ce soit en soumise, en dominatrice, initiatrice, ou lesbienne - j’ai aimé les scènes entre filles !

    Outrage nous offre des scènes d’amour fortes, poignantes, excitantes, choquantes et stupéfiantes, parfois teintées de tendresse. Je n’avais jamais rien lu d’aussi « hard » avant ! C’est tellement bien décrit et écrit, les scènes s’intègrent parfaitement dans l’histoire, s’enchaînent naturellement. Elles n’ont pas pour objet de nous exciter, mais de nous entraîner dans la folie de Rose, et nous plongeons avec elle.

    J’ai aimé l’écriture forte, engagée, brutale parfois de Maryssa Rachel. Elle écrit avec ses tripes, sans concession, sans nous épargner ni nous ménager. J’avais beau souffrir, il m’était impossible de lâcher le livre, je restais avec Rose, encore, comme Rose restait avec Alex. J’ai lu le roman d’une traite, prise dans la tourmente des expériences de Rose, bouleversée, et j’ai vibré et frémi comme jamais !

    Une coïncidence m’a amusée, j’ai un manuscrit qui dort dans mes tiroirs, il a presque le même fil rouge d’Outrage, - de très loin : une histoire d’amour qui se délite, s’effiloche, l’héroïne sent que son amant est en train de lui échapper, il s’éloigne peu à peu. Elle va multiplier les aventures d’une nuit pour apaiser la souffrance de son cœur, s’étourdir de rencontres, tenter de s’endurcir, d’oublier son amant sous la multitude des autres.

soirée Outrage

    Eros et Camelia a organisé samedi dernier un évènement en l’honneur d’Outrage, une soirée ponctuée de lectures d’extraits, accompagnées de séances de domination. J’ai beaucoup aimé ces lectures scénarisées, la belle voix de Maryssa, lente et émouvante, les scènes troublantes se déroulant devant elle.
   Plus tard dans la soirée, des petits fours nous seront proposés sur un homme emballé de cellophane noir faisant office de table roulante. Un exemple de forniphilie, cette paraphilie étrange et fascinant qui consiste à transformer son soumis ou sa soumise en meuble.

   Paris Derrière raconte en détails cette soirée, et m'égratigne gentiment au passage ;-)

 

     Présentation de l’éditeur

    Rose est une femme libre, indépendante, torturée, traumatisée, elle s’est construit une carapace de survie.
    Elle fuit l’amour par peur de l’attachement. Elle est perverse, passionnée, cyclique, addict au sexe et à l’alcool mondain. Mais ce soir-là, dans un bar, elle tombe amoureuse d’un être qui lui ressemble, peut être un peu trop. Tout en lui la repousse et pourtant… Lui, c’est Alex, un artiste paumé, un je-m’en-foutiste tout aussi névrosé qu’elle.
    Rose va vivre cette passion destructrice où Alex la guide, la commande, la déconstruit, la fabrique, la façonne… Rose n’écoute pas la bête qui rugit en elle et qui lui dit  » fuis « . Son corps, son sexe deviennent chaque jour plus douloureux, mais elle tient, par amour pour cet homme qui la dévore chaque jour un peu plus…
    Puis vient la douleur du déchirement. Alors, elle va essayer de noyer ses maux dans la seule addiction qui lui permet d’échapper à la douleur : le sexe.

 

    Pour le commander

   Hugo Roman

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