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    Ce matin, je vais m’étendre mollement sur mon divan virtuel, rêvasser mélancoliquement sur le temps qui passe et le sens de la vie 😉, et vous confier mes états d’âme…

 

    Lettre à mes amis froissés

    J’ai perdu le contrôle, je le reconnais, j’assume : je n’y arrive plus ! Ensevelie, noyée... D'abord à cause de Facebook, encore et toujours : je croule sous les notifications, les messages non lus ou sans réponse s’accumulent, les demandes d’amis en attente aussi…
    Si ce chaos se limitait strictement à Facebook, ça irait encore, mais il déborde et menace de tout envahir. J’oublie de répondre à des sms, je ne lis plus mes mails - ne parlons pas des messages vocaux, je ne les écoute plus depuis que les sms existent – je n’ouvre plus le courrier, je néglige de proposer des dates aux amis qui aimeraient prendre un café, déjeuner…. Je m’éparpille, je me disperse, je papillonne, l’actualité galope, les échéances se superposent, mes engagements et promesses passent à la trappe…

    Je n’ai plus qu’à tout cramer et recommencer une nouvelle vie ailleurs, très loin, fresh start.

    J’ai perdu deux amis ce mois-ci, fâchés, vexés, déçus, de mon indisponibilité et de ma lenteur à leur répondre, interprétés comme de l’indifférence et un manque d’enthousiasme.
    Avec le premier, j’avais un projet d’écriture qui me tenait à cœur, on avait bien avancé cet été, mais la rentrée m’a happée, j’avoue, j’ai laissé le temps passer. J’ai reçu le clap de fin hier : « bonne continuation ».
    Le deuxième s’est lassé d’attendre mes réponses, il a sonné aussi la fin de la récré avec cette jolie formule qui m’a fait sourire, car je me suis reconnue hélas : « Clarissa Rivière, la reine des chimères, de l'esquive et de la procrastination". Pas de doute, c'est moi.

    Je m’attache aux gens, je n’aime pas les ruptures, même amicales, mais je dois me rendre à l’évidence, je ne peux pas leur offrir ce qu’ils aimeraient : tchatter des heures sur Facebook, me voir souvent, etc... Parfois, une activité prend le pas sur une autre, éclipse tout le reste, que ce soit un projet, une personne... l’envie de fêtes surpasse l’envie d’écrire, ou l’inverse… - et accessoirement, j’ai aussi une famille que j’aime, et quelques menues contraintes par ci par là, comme chacun.

    Malgré les apparences, je n'ai pas l'intention de me montrer inaccessible, irrespectueuse, hautaine, de vous faire marcher, lambiner, tourner en bourrique, vous allumer ou je ne sais quoi, tout ce que vous me reprochez.... Seule ma désorganisation doit être blâmée, et mes envies variables qui s’imposent à moi, me détournent souvent du droit chemin et de mes projets sagement planifiés.

 

    Merci mes amis les plus fidèles, à l'écran comme dans la vie, pour votre patience et votre indulgence !

 

    Photo : Axelle Red, Rester femme