WWS

    Samedi dernier, j’ai participé à la fantastique soirée Wyylde Wyylde Sex, organisée par Wyylde, sur le thème des cowboys et des indiens ! Tentative de récit...

   J’ai donc tressé mes cheveux – on ne rit pas 😉 – je me suis vêtue de plumes, d’un corset évoquant vaguement de loin une fille de saloon ; et, mi squaw, mi entraîneuse, j’ai attrapé au lasso un cowboy qui sifflotait la cigarette au bec, bien décidée à l’attacher à un totem et le torturer toute la nuit.

    Dès notre arrivée, sous sommes aussitôt plongés dans un western. Un aréopage d’indiennes nous accueille, je reconnais la ravissante Anna Polina qui nous envoie directement au ciel avec son sourire à faire fondre la banquise. Tous les invités ont super bien joué le jeu : je croise des filles de saloon ultra sexy, des cowboys de tous poils, en chemise à carreaux, voire carrément torses nus, des squaws à damner tous les saints... Nous échangeons des regards dignes des westerns les plus spaghettis, plein de sourires, je suis témoin de duels de pistolets (en plastique) et de provocations diverses... vivement que je sois capturée et emportée sur une épaule musclée ! 😉

   Pour l’instant, nous profitons de la soirée, je retrouve plein de connaissances, amis, complices... Mon amie auteure et blogueuse Eve de Candaulie, Adam du site Nouveaux plaisirs, Emmanuelle de Paris Derrière... Z , qui organise des événements privés coquins sur mesure, requis pour l’organisation de la soirée, Yann de la boutique Dèmonia partenaire de l’événement, Secrets de coquines, qui a dessiné la jolie affiche de la soirée ci-dessus... je croise aussi Laslo, des soirées Embrassez qui vous voulez, venu en fêtard cette fois, Jérôme le cuisinier, Arthur Vernon, Flore Cherry et les habitués des Ecrits polissons, D’Ange heureux poète de Vapeurs d’alcôves... toute une joyeuse bande qui bientôt s’égaye partout.

    Avant toute chose, nous fonçons vers le studio photo avant qu’il ne soit pris d’assaut, pour être photographiés par Ressan, le grand photographe des soirées libertines dont j’aime tant les éclairages et la lumière. Adorable, il prend le temps de réaliser de très belles photos à notre intention. Je n’ai pas le cœur de me rajouter un masque cette fois, et je poste la photo telle quelle ! Entre mes tresses et la modestie de mon blog, je suis confiante, il y a peu de chances que l’on me reconnaisse 😉 1703_Soiree-Wyylde-2017_Flyer_05

    Nous sommes gâtés au-delà de toute imagination et nous ouvrons des yeux ronds comme des billes : ce soir, c’est open bar ! Je peux boire autant de coupes de champagne que je veux ! Youhoo ! Whaow... Bon, finalement, ce sera deux coupes, comme d’habitude 😉. Des plateaux de friandises sont déposés un peu partout et circulent parmi les convives, tandis qu'une superbe performance de shibari se déroule sur fond de musique western (envie de revoir Il était une fois dans l’ouest !). Accoudés au balcon de la mezzanine, nous ne perdons pas une miette du spectacle. Cette balustrade donne des idées en plus...

    Et puis, l’instant magique, l’entrée en scène de DJ fou. DJ Fou lance une musique d’une puissance incroyable, une espèce de montée chromatique qui nous emporte, nous fait perdre la tête, la tension monte, monte, avant d’exploser littéralement. Tout le monde crie, danse, l’énergie est incroyable, nous sommes pris dans une espèce de transe collective joyeuse... Je suis entourée de sioux, leurs plumes me chatouillent le cou, les joues, de ravissantes indiennes déambulent entre nous sur des échasses... DJ fou porte bien son nom, il n’a peur de rien, il alterne musiques électro, tubes actuels, tubes des années 70, et même des Disney, Libérée, délivrée ou Hakuna Matata, tout en nous encourageant à nous lâcher le plus possible (d'accord !)... et sinon de l’electro de folie qui pulse dans nos cœurs, nos ventres, nos corps tout entiers, nous transporte, réveille nos désirs... Nous brûlons ensemble, communions, et je sais que la soirée va basculer, la musique de DJ fou se révèle un puissant sortilège, personne ne pourra résister.

    Vite, explorer les espaces de jeux à fond avant qu’ils ne soient envahis, j’entraîne mon cowboy à l'étage. Là encore, les organisateurs ont vu les choses en grand et se sont surpassés dans la décoration en nous offrant un immense tipi tapissé de coussins, avec même un feu de camp au milieu, des chevaux d’entraînement (ça doit avoir un nom, mais lequel ?), des peaux de bêtes, une potence, des matelas partout, des banquettes, une croix de St André... Tout est calme pour l’instant, à part quelques curieux qui explorent comme nous.  

   Et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé, j’étais trop occupée à danser, je n’ai pas observé de glissement progressif, les lieux se sont animés d’un coup, dans un déchaînement général, une débauche des sens et des corps, les gens se sont appropriés le moindre recoin et tout le premier étage surplombant la piste de danse s’est enflammé. Curieuse et voyeuse, je me promène au bras de mon cowboy, j’observe le spectacle flou des corps emmêlés, se prenant vigoureusement ou comme au ralenti, tellement troublant... J’aimerais prendre le temps de raconter quelques scènes dont je fus témoin et auxquelles je pense encore aujourd’hui, de beaux tableaux sensuels... L’ambiance est joyeuse, festive, érotique, trouble... avec mon cowboy au regard de braise, nous manquons de nous faire attraper à moult reprises, mais la piste de danse m'attire trop, et tant que DJ fou reste aux commandes, j’ai dû mal à m’en détacher.

prise de vue sans titre-9622    Au milieu de cette fête étourdissante, je remarque du coin de l’œil les membres du staff, affairés, discrets, efficaces, pressés, attentifs, l’oreillette vissée à l’oreille comme James Bond. Il me prend l’envie d’en arrêter un, par jeu, pour le détourner du bon chemin, le distraire de son travail et de sa course. Ne sont-ils pas tentés par le spectacle de tous ces libertins qui s’ébattent sous leurs yeux, ne veulent-ils pas en être eux aussi ? Mais impossible de détourner nos gardes du corps si sérieux de leurs tâches, à moins d’attendre la toute fin de soirée peut-être ? Je voudrais qu’elle ne cesse jamais et danser 24 heures d'affilée ! Seule solution pour retrouver DJ Fou : le Cap d’Agde cet été ! (c’est pas gagné 😉 )

   La musique redescend peu à peu après avoir atteint un point culminant de folie pure, elle nous laisse orphelins, désorientés... un dernier verre, quelques ultimes bavardages avec nos nouveaux amis devenus en quelques heures nos plus proches amis intimes. Il va quand même falloir songer à rentrer, 5h du matin déjà. Arrêter le temps, le retenir, combien de fois en ai-je rêvé ! Et particulièrement ce soir-là !

   Un immense merci et bravo aux organisateurs pour cette fête de réconciliation entre les cowboys et les indiens !

   Lire le chaud récit d’Eve de Candaulie ici

 

   Quelques liens :

   Wyylde : site de rencontres libertines, organisations de soirées...

   Le magazine Wyylde

   La page Facebook de Wyylde

   DJ Fou sur Soundcloud

  

   Photos : Wyylde, Ressan