chochotte    Un ami auteur, Erik Torrent - un peu en sommeil pour l'instant côté écriture, mais je m'efforce de le réveiller -, ami dans la vraie vie aussi, provincial en goguette dans le « gai Paris », souhaitait s’encanailler et profiter de ses trop rares séjours parisiens pour faire « quelque chose » en rapport avec nos sujets de prédilection. Il m’a proposé d’aller faire un tour au théâtre Chochotte, qui propose des spectacles érotiques, et j’ai accepté avec enthousiasme.

    J’y étais déjà allé il y a quelques années, je me souvenais de shows type « burlesques », des jeunes femmes costumées dansant et s’effeuillant, mais j’avais oublié à quel point c’était... chaud ! Récit un chouïa fantasmé et exagéré, on ne se refait pas :

***

    Nous nous installons au premier rang. Le théâtre est cosy, intime, nous sommes 6 ou 7 spectateurs en tout, des cadres en chemise blanche, des séniors nostalgiques... Des hommes seuls surtout, je suis la seule femme, et je me pourlèche les babines d’avance.

    Les danseuses sont toutes très jolies, jeunes, joueuses et joyeuses, elles se costument, incarnent des rôles toujours différents : nymphe, détective privé, cat woman masquée... prétextes à des danses lascives ou rythmées, avec plein accessoires : bougies, lampes de poche, ventilateurs, voiles... sans oublier de la lingerie de folie. Elles nous offrent des shows poétiques, drôles, toujours sensuels...  

    Elles sont trois à se succéder sur scène, quand soudain une quatrième jeune fille apparaît. De longs cheveux bouclés, un petit air mutin, espiègle, elle s’amuse encore plus que les autres à faire tourner les têtes des hommes – et la mienne bientôt. Un corps fin, tout simplement parfait, que l’on peut regarder des heures je pense... Les autres aussi sont très jolies, mais cette jeune fille là a quelque chose qui me touche plus particulièrement, de jolis petits seins qui pointent en l’air, une peau comme du satin, un corps ravissant sous toutes ses coutures, sans oublier un sourire coquin comme tout. Tout danse en elle, elle est vive, légère, moins sportive qu’une de ses collègues peut-être, moins aguicheuse qu’une autre, mais pour moi, c’est la plus sexy. Elle me regarde, me tend la main, m’invite à me lever ; je lutte un instant contre ma timidité, avant de la rejoindre sur scène, impossible de refuser. Nous dansons ensemble, presque collées l'une à l'autre, j’essaie d’imiter maladroitement l’ondulation de ses hanches, les mouvements de ses bras. Elle pose ses mains sur ma taille et m’embrasse les joues, le cou, la bouche (trop agréable), avec un air mi taquin, mi interrogatif « est ce que je peux ? », je lui fais un grand sourire. Elle lance à la cantonade, avis aux garçons : « elle, elle a le droit de me toucher ! ». Je pose une main timide sur sa taille à mon tour, elle m’incite à lui caresser les épaules, le visage, le cou, à l'embrasser sur la bouche (n’oublions pas que nous sommes dans un spectacle érotique !). Elle doit maintenant passer à la partie plus sensuelle de son show et me remercie d’un sourire.

    Car il ne s’agit pas uniquement de danser et de se déshabiller, les belles demoiselles vont bien plus loin, elles se montrent, s’exhibent, et quand elles sont deux, s’embrassent et se lèchent... pas très longtemps, mais suffisamment pour émouvoir la brochette de spectateurs, et elles-mêmes aussi peut-être.

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    C’est au tour de ma danseuse préférée de faire un « duo lesbien », et elle décide que ce sera un trio. A peine arrivée, elle fonce vers moi et m’entraîne vers le canapé, avec son amie. Je me retrouve assise entre ces deux jeunes filles, l’une douce et souriante (elle joue plutôt des rôles de fées, nymphe ou princesse), et ma danseuse, plus piquante, plus coquine que jamais. Elle me regarde avec tant d'espièglerie, elle est irrésistible, sa main se glisse dans mon décolleté, sa bouche s'approche de la mienne. Ses petites lèvres fraîches sont délicieuses.

    Elles me caressent, m’invitent à leur prendre les mains, à caresser leurs bras, à embrasser leurs joues... je suis un peu paralysée au début, je préfère leur laisser l’initiative. Je me laisse faire, je ferme les yeux pour ne plus voir l’assistance, mon ami, et oublier le monde entier. Elles posent mes mains sur leurs seins, les pressent, picorent des baisers sur mes joues, mon cou, ma bouche... Elles ne se rendent pas compte, elles doivent absolument arrêter car elles sont en train de réveiller quelque chose en moi, un désir de filles, et peut-être aussi une envie plus trouble, une envie d’exhibitionnisme. J’ai envie de les embrasser à pleine bouche, de les caresser jusqu’à plus soif, de les prendre dans mes bras carrément, une surtout.

    Je sens que je commence à partir, le décor s'efface, plus rien n’a d’importance, tout devient possible. Elles prennent mes mains, me font caresser leurs jambes, l’intérieur de leurs cuisses, infiniment doux, et soulèvent ma jupe. Ma danseuse m’interroge du regard « je peux continuer ? » et je ne peux rien refuser à ses yeux rieurs ! Ma respiration s'accélère, je m'offre aux doigts légers qui remontent le long de mes jambes, toujours plus haut, me caressent délicatement, tout en embrassant aussi l'autre danseuse et caressant sa poitrine, oubliant définitivement les spectateurs. Ma jupe commence aussi à remonter dangereusement. Hélas, je n’ai pas prévu de jolis dessous, impossible de montrer mes collants tout simples ! Si j’avais su que le spectacle serait aussi... interactif, j’aurais mis des bas, des portes jarretelles, une guêpière, de la dentelle noire à gogo... alors j’aurais pu faire valser ma robe, danser avec elles et faire plein de folies ! Nous passons un délicieux moment à échanger des caresses de chattes et plein de sourires. Je les quitte à regret au moment où elles entament des caresses plus poussées, n’hésitant pas à s’installer sur nos genoux pour s’occuper l’une de l’autre de leurs doigts et de leurs langues, so hot...

    Elles s’inclinent, me remercient chaleureusement d’avoir joué le jeu, et disparaissent. Vide immense et petit coup de blues. Il est d’ailleurs temps pour moi de me sauver, cela fait presque trois heures que nous contemplons ce spectacle, hypnotisés par la grâce des danseuses, et ce moment où elles se dévoilent, un moment toujours magique, show après show. Je rassemble mes affaires, et nous partons, vite, avant qu’une nouvelle danse ne commence. Nous croisons dans l’escalier une jeune fille masquée en robe de bal, je regrette de la manquer ! Devant l’accueil, la plus jolie des danseuses me souffle : « je fais des shows privés aussi si vous voulez ! »

    Tentant... Hyper tentant !

    Elles ont des corps de rêve, de l’énergie à revendre, une fraîcheur désarmante... n’hésitez pas à aller les voir !

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Photos : théâtre Chochotte