militaires 2

    Attention, billet non politiquement correct ;-) Je ne vais pas me faire que des amis en choisissant l’uniforme comme objet de mes fantasmes... ! mais bon, j’assume ;-)

    J’aime bien la provoc’ parfois ! Entendons-nous bien, je suis pacifiste, mais je suis pour le maintien de la paix et la protection des populations civiles des pays en guerre... et bien sûr, leur pouvoir de vie ou de mort ne leur donne pas un blanc-seing pour faire n’importe quoi, ils sont jugés comme tout le monde quand ils outrepassent leurs droits... bon, ceci étant posé, je peux laisser libre cours à mes fantasmes....

 

    Donc, j’aime les uniformes... pour le « look », si classe, mais surtout pour les hommes qui le portent. Ils sont pompiers, policiers, soldats, marins...

    Ils ont tous un point en commun, ils sont prêts à donner leur vie pour nous, pour que nous vivions en paix, en sécurité, pour nous sauver, alors qu’ils ne nous connaissent pas... peut-on imaginer métiers plus généreux, un don de soi aussi total, de plus belles valeurs ?

    Ils ont toute mon admiration, ma reconnaissance éternelle, et je ne peux croiser un uniforme sans tressaillir. Je ne sais pas trop de quoi d’ailleurs : des militaires entrevus dans la rue ou le métro commencent par raviver un sentiment d’insécurité, s’ils sont là, c’est qu’il y a un danger, suivi aussitôt d’une immense gratitude : ils veillent sur nous, nous protègent pendant que nous vaquons à nos affaires avec insouciance, et c’est bon de les savoir aux aguets.

    Hier, j’ai suivi les recommandations du reportage d’Emma, de Paris derrière, j’ai marché au lieu de prendre le métro - une heure de marche, 20 000 pas, mes pieds s’en souviennent encore..

    J’ai passé un long moment au milieu de quatre militaires. C’était étrange, j’étais un peu gênée au début, avant de m’exalter toute seule. Ils marchaient plus lentement que moi, regardant autour d’eux avec gravité, leur arme en main, mais comme je m’arrêtais régulièrement pour lécher les vitrines, ils me rattrapaient. Je me retrouvais à nouveau au milieu de ces jeunes soldats armés jusqu’aux dents, portant un impressionnant paquetage. Malgré moi, j’ai ralenti mon pas, pour continuer de marcher entre eux, ignorant désormais les magasins. La beauté des immeubles parisiens, l’excellente musique rock à fond dans mes oreilles... et maintenant ces militaires qui m’entouraient comme si j’étais une princesse menacée... ils ont achevé de me tourner la tête. Je les considérais avec plaisir : leur puissante musculature, leurs regards acérés, leur allure martiale sans être triomphante, leur vigilence, leur concentration... des histoires venaient toutes seules. Nous marcherions des heures ainsi, jusqu’à sortir de la ville, et là, nous parlerions enfin, ils me confieraient ce qu’ils ont vu, vécu, pleureraient comme des enfants, et je les consolerais, avec des caresses tendres et toutes maternelles... avant d’assurer le repos du guerrier.

    Le temps de prendre mon courage à deux mains pour leur adresser la parole, notre boulevard sans fin se séparait en deux avenues, et nos chemins aussi. Je les ai vus partir à regret, j’ai continué ma route sans ma haie d’honneur, mon escorte rapprochée, très seule tout à coup.

    La prochaine fois, je leur parle !

 

   Photo prise sur le net