womanizer-bg   Certains m'ont contactée suite à mon article sur les sextoys, en particulier à propos de mon Womanizer, cette tuerie d’après les femmes qui coulent des jours heureux en sa compagnie ;-) pour connaître mon ressenti, etc...  petits curieux !

    Je ne vais pas vous parler de moi, je ne serais pas à l’aise je pense pour vous détailler mes sensations, je suis trop pudique (hum, hum), mais j’ai imaginé une petite histoire, (où figure un détail réel, saurez-vous le retrouver ;-) ) pour exprimer ma reconnaissance éternelle à l'entreprise qui a inventé ce jouet de folie, à ce point révolutionnaire... whaouw !

***

 

    (...)

    Anna rentrait chez elle les yeux plein d'étoiles, le cœur empli de joie, plus amoureuse que jamais ... plus excitée que jamais aussi ! Elle venait de passer toute la soirée avec son amant. Ils s'étaient caressés longuement, avaient fait l'amour pendant des heures, de plein de façons. Elle l'aimait éperdument, ne se souciait que de lui, s'offrait encore et encore sans limites, au point d’oublier son propre plaisir. Elle n'arrivait pas à s'abandonner, à « lâcher prise » comme disent les magazines féminins, malgré tout le talent, la patience et même l'abnégation de son chéri qui s’attardait entre ses jambes, si longuement qu’elle s’inquiétait. Il allait étouffer, attraper une crampe, se fatiguer ; elle le rappelait à elle, de toutes ses forces, et il finissait par se rendre, se coucher sur elle. Elle voulait son sexe en elle, tout de suite, il la rendait folle... Lui, ça avait l'air de le chagriner tant de retenue de sa part, il aurait sans doute préféré un peu moins de romantisme, un peu plus d'érotisme... comment le convaincre que c'était dérisoire à côté du plaisir de se blottir dans ses bras ; une simple caresse et elle s'envolait, le coeur battant à tout rompre... Elle l'aimait trop. Quand cette phase totalement in love serait passée, ce qui finirait par arriver, forcément, elle se laisserait faire peut-être... Elle chassait ces pensées déprimantes, le plaisir ne remplacerait jamais les délices du coup de foudre... pour l'instant, elle ne pouvait l'envisager, elle l'avait dans la peau ! Et depuis qu'ils sortaient ensemble, son cas empirait au contraire. Sur le moment, se passer d’orgasme n'avait aucune importance, vraiment, ses mains, ses baisers, ses mots, la comblaient déjà au-delà de toute imagination. Oui, Anna s’en fichait de ne pas jouir, son plaisir se confondait avec celui de son amant ; entendre ses soupirs de désirs, ses déclarations murmurées dans un souffle, l’envoyait au septième ciel bien mieux qu’un orgasme.

    Mais son corps ne pensait pas tout à fait la même chose. A présent, seule dans sa chambre, loin de ses mains douces, de sa voix affectueuse, la discrète tension au creux de ses jambes se faisait cruellement sentir... Son désir se réveillait, énervant et insatisfait. Elle ne pourrait jamais trouver le sommeil. Elle décida que c’était le moment de tester son nouveau sextoy, un Womanizer resté dans son emballage depuis Noël. Un cadeau de son chéri pour s'excuser d'être si peu disponible avec son travail, et de ne pas répondre suffisamment à ses appétits. Sur le moment, Anna n'avait su comment interpréter ce drôle de cadeau. Se lassait-il d'elle pour lui offrir un tel dérivatif ?  Est-ce qu’elle le sollicitait trop ? Et si c'était un cadeau d'adieu, pour la consoler ?  Elle avait décidé de ne plus se poser de questions, il avait voulu lui faire plaisir, voilà tout... elle l’avait rangé dans sa table de nuit et l’avait oublié. Jusqu’à ce soir.

   Sans conviction, elle sortit le bel objet de son écrin et soupira. Il faudrait sûrement le charger avant qu’il ne marche. Elle appuya sur le bouton « on » et un discret ronronnement se fit entendre. Il disposait d’un peu de batterie pour être testé sur le champ ! Elle le positionna, sans trop y croire, n’ayant que peu de goût pour les godemichés – rien ne vaut le sexe de l’homme, et l’homme qui va avec d’ailleurs - . C’était bien ce qu’elle pensait, ça ne lui faisait rien du tout, des discrets chatouillis à peine perceptibles. Les toys, ce n’était décidément pas pour elle. Et puis c’est arrivé, en dehors de toute pensée fantasmatique, tout démarra, l'objet remplit son office, tout seul, mécaniquement, son corps a répondu à son insu, en dehors de sa volonté. Anna sentait l’excitation monter, grandir, gronder dans son corps, exploser bientôt en un orgasme fulgurant, avant même qu’elle eut le temps de le réaliser. Diabolique ! Un orgasme, un vrai, pas une minuscule crispation de son clitoris... la totale, la jouissance gagnant tout votre corps, vous faisant perdre la tête, gémir, oublier le temps, l’espace, tout.. comme son chéri lui manquait à présent, oh, le serrer contre elle à le broyer, faire l’amour comme des fous...

    Complètement enthousiaste et incrédule, Anna décida qu’une observation scientifique s’imposait. Elle allait tester à nouveau l’engin sans attendre. Elle consulta sa montre, minuit dix, et replaça l'embout au bon endroit. Elle perdait tellement la notion du temps dans la jouissance... L'orgasme la faucha encore plus vite que la première fois. Émerveillée, elle regarda à nouveau sa montre, il était toujours minuit dix. Onze peut-être. Comment était-ce possible... C’est vrai qu’une montre à aiguilles n’était pas très précise, il faudrait recommencer avec un chronomètre.

    Anna eut une pensée émue pour tous ces hommes qui caressent, embrassent, lèchent des heures, s’appliquent à nous faire plaisir, en vain parfois, alors qu'un robot réussit en moins d'une minute, systématiquement... mais elle souffrait d’être seule à présent qu'elle avait bien joui, elle voulait se blottir dans des bras musclés, elle rêvait de câlins, d’une main caressant ses cheveux, une autre son sein, d’une jambe velue contre la sienne, d’un souffle chaud dans son oreille... elle se retint juste à temps d’envoyer un sms à Vincent  « viens me rejoindre ! ». Il devait prendre un avion tôt le lendemain, il le lui avait suffisamment répété, et lui avait fait promettre d'être raisonnable. Il voulait dormir un peu après leur folle soirée, et ce ne serait pas le cas avec sa petite copine insatiable. Anna avait fait semblant de bouder avant d'éclater de rire. Elle devait le laisser tranquille, un homme, ça a besoin de respirer !

    Vincent se tournait et se retournait dans son lit. Il s'en voulait d’avoir chassé Anna, tout ça parce qu'il voulait dormir ! Il redoutait sa volcanique amie, il aurait passé une nuit blanche... mais elle lui manquait à présent, il se sentait seul sans la chaleur de son corps collé au sien, sans ses baisers qui jamais ne s’arrêtaient... Il finit par bondir hors de son lit, il n’arrivait pas à s'endormir de toute manière. Il s’habilla en hâte, fébrile. Dans vingt minutes, il serait dans ses bras et s’offrirait en sacrifice à ses mains ardentes. Au diable son sommeil, il dormirait plus tard. Quand il serait à la retraite !

   Anna ne pensait plus à lui, enfin. Elle pensait à son Womanizer. Les échos de son plaisir se dissipaient... Et si elle tentait une troisième fois ? Elle ne résista pas, elle remit son jouet en marche et l'installa. Son doux vrombissement agissait déjà et provoquait son désir, immédiatement suivi de la montée de son plaisir.

   Le bruit du moteur masqua celui de la clé tournant dans la porte. Vincent entrait sans bruit, ravi de la surprise qu’il allait lui faire.  


   (...)

 

  A peine relu, non corrigé, sûrement plein de redites, de points de suspension en trop et de problèmes de concordance des temps. Mais c'est pour cela que j'aime bien tenir un blog aussi : livrer des textes en écriture automatique, sans le fastidieux travail de correction, absolument nécessaire et essentiel sinon. Signé : une auteur paresseuse.