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    Dans la série de mes fantasmes, voici le moins politiquement correct de tous : le fumeur...


    Il plisse les yeux de plaisir tandis qu’il aspire avec délices une bouffée, en un geste terriblement sensuel, ses deux doigts retenant la cigarette dans sa bouche. Ses gestes sont lents, précis, élégants. La cigarette quitte ses lèvres comme à regret, et il rejette la tête en arrière, envoyant vers le ciel des nuages de fumée grise. Mon dragon ! Derrière les volutes de fumée son regard se fait malin, espiègle, un regard de mauvais garçon. Je ne le reconnais plus, son regard est si clair d’habitude, si doux. C’est la première fois que je le vois fumer. Il avait déjà arrêté quand nous nous sommes rencontrés. Je suis fascinée par sa nouvelle personnalité, il a la séduction du diable, de l'homme sans foi ni loi, qui vit à cent à l'heure, ignorant les dangers, insouciant, balayant d'un revers de main les sermons des moralisateurs.

    J'inspire le parfum de tabac, c'est si rare à présent de le sentir. Les fumeurs sont en voie de disparition, partout chassés et culpabilisés. Je ne me lasse pas de contempler sa façon de porter sa cigarette à sa bouche, avec nonchalance, presque négligence, espérant me cacher le plaisir qu’il éprouve.  41532_126029610_fume_H230310_Larton6293-aa66b

    Il souffle la fumée sur mon visage et s’amuse de mes yeux qui pleurent, de ma gorge qui pique, goguenard, supérieur, infiniment séduisant. Je respire son odeur de garçon mêlée à celle du tabac chaud, c’est ma drogue à moi. Bientôt, ça ne me suffit plus, il m’en faut plus, je me colle à lui, déboutonne sa chemise à la recherche d’odeurs plus concentrées, dans son cou, dans les poils de son torse...  il soupire, pose sa cigarette dans le cendrier et m’enferme entre ses bras. J’ai réveillé le fauve, il faut que j’assume à présent, et que je le laisse me dévorer.

 

 

 Photos prises sur le net

(Evidemment, ce billet n'est pas une apologie du tabagisme... comme en toutes choses, à consommer avec modération !)